La voie du serpent
par Barbara Reibel
Spiritualité
New age
Entre quête spirituelle et initiation chamanique au cœur de l’Amazonie, Eva va oser franchir les frontières entre visible et invisible, vie et mort, pour retrouver un sens à son existence. Elle nous entraîne dans un voyage où la douleur se transforme en lumière et où l’amour, sous toutes ses formes, se révèle immortel.
« La mort n’existe pas, ce n’est qu’un passage. »
Barbara Reibel
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Messages clés
« en 1 mot »
1. Transformation
Dans ce récit, la traversée de la douleur — celle de la perte brutale de Fred — devient un processus de métamorphose. Le chemin d’Eva, depuis les ruines émotionnelles laissées par l’attentat du Bataclan jusqu’à l’Amazonie et ses visions chamaniques, illustre la capacité humaine à changer de peau, comme le serpent, pour se réinventer. La transformation n’efface pas le passé, mais l’intègre et le transmute. Les visions d’Uræus, les rencontres spirituelles et humaines (Lamia, Alejandro) agissent comme des catalyseurs qui amènent Eva à comprendre que la mort n’est pas une fin mais un passage. Ce message invite à concevoir la vie comme un cycle de mues successives où chaque rupture, si douloureuse soit-elle, porte en germe une renaissance.
2. Reliance
Tout au long du livre, la frontière entre les vivants et les morts se fait poreuse. Les rêves, les signes et les expériences chamaniques donnent à Eva un sentiment de lien continu avec Fred, mais aussi avec Lamia après sa disparition. Cette reliance n’est pas seulement spirituelle ; elle est aussi humaine, par la solidarité des proches, la complicité avec Lamia ou l’attirance naissante pour Samir. Eva découvre que les liens — qu’ils soient d’amour, d’amitié, ou d’âme à âme — ne disparaissent pas avec la mort physique, mais évoluent vers d’autres formes. Cela ouvre une perspective libératrice : l’amour et la connexion ne se limitent pas à la présence matérielle, mais se vivent aussi dans l’invisible et le subtil.
3. Présence
Le parcours d’Eva invite à expérimenter la présence — être pleinement ancré·e dans l’instant et dans la réalité transformée que la vie lui offre après le trauma. Cette présence ne consiste pas à expliquer ou justifier ses expériences spirituelles ou ses évolutions intérieures aux autres, ni à chercher la reconnaissance extérieure, mais à incarner cette transformation dans chaque geste, chaque parole, chaque relation. La vraie force se trouve dans la capacité à habiter son corps, ses émotions et ses choix avec intégrité, même lorsque le monde extérieur peut sembler incompréhensif. C’est cette présence incarnée, douce mais ferme, qui fait d’Eva une passeuse entre les mondes, une lumière tangible pour ceux qui la croisent, bien plus qu’un discours ou une théorie sur le deuil et la résilience.
Table des matières de La voie du serpent
PROLOGUE : La morsure du destin
PARTIE 1 : LA MUE
Chapitre 1 : L’onde de choc
Chapitre 2 : Retour à Orschwihr
Chapitre 3 : Et partout, des serpents
Chapitre 4 : Animal totem
Chapitre 5 : Triste Noël
Chapitre 6 : Rencontre inattendue
Chapitre 7 : Courbe de deuil
PARTIE 2 : LA DANSE DU SERPENT
Chapitre 8 : Amitié miroir
Chapitre 9 : Inquiétude
Chapitre 10 : Orphée aux enfers
Chapitre 11 : Explorer la conscience
Chapitre 12 : La liane des morts
Chapitre 13 : Le murmure des absents
Chapitre 14 : Confirmation
PARTIE 3 : LE REGARD HYPNOTIQUE
Chapitre 15 : Bagages et non-dits
Chapitre 16 : Dernière ligne droite
Chapitre 17 : Seule à bord
Chapitre 18 : Terre de reconnaissance
Chapitre 19 : La jungle des mystères
Chapitre 20 : Le serpent s’éveille
Chapitre 21 : La dieta
PARTIE 4 : LA KUNDALINI
Chapitre 22 : La nuit de tous les mondes
Chapitre 23 : Le jour d’après
Chapitre 24 : Message urgent
Chapitre 25 : Retour déchiré
Chapitre 26 : Le message
Chapitre 27 : Révélations
Chapitre 28 : La danse des polarités
PARTIE 5 : LE CADUCÉE
Chapitre 29 : Entre deux mondes
Chapitre 30 : Le silence
Chapitre 31 : La dernière séance
Chapitre 32 : Gardienne des seuils
Chapitre 33 : Le caducée révélé
Chapitre 34 : Le venin et l’antidote
Chapitre 35 : La croix et le serpent
ÉPILOGUE : Le cercle
Messages clés par partie
Partie 1 : le Bataclan, le choc et les premiers pas dans l’après
Cette première partie nous plonge au cœur de la sidération. Eva, professeure-documentaliste alsacienne, se retrouve prise dans l’attentat du Bataclan, le 13 novembre 2015. Séparée brutalement de Fred, son fiancé, elle endure des heures d’attente dans l’incertitude avant de recevoir la confirmation de sa mort. Dès cet instant, tout devient vide et incompréhension.
De retour à Orschwihr, en Alsace, Eva s’enferme dans l’isolement, malgré le soutien constant de sa famille. La douleur est abyssale, nourrie par les souvenirs omniprésents et les projets d’avenir brisés.
Pour tenter de reprendre pied, elle entame une thérapie avec Hélène, psychologue spécialisée auprès des victimes, et reprend progressivement son travail à mi-temps. Pourtant, au moindre bruit ou mouvement brusque, elle revit la scène de l’attentat. Dans un carnet adressé à Fred, elle consigne ses émotions, y compris la colère et la culpabilité d’avoir survécu.
Peu à peu, d’étranges rêves surgissent. Un gigantesque cobra noir, Uræus, apparaît au milieu du Bataclan, terrasse un terroriste et s’adresse à elle par télépathie : « La mort n’existe pas, ce n’est qu’un passage ». Parallèlement, Eva voit dans sa vie quotidienne se multiplier les symboles de serpent : illustrations, t-shirts, logos, tatouages. Intriguée, elle s’intéresse à la symbolique universelle de l’animal : transformation, connaissance cachée, énergie vitale (Kundalini), pont entre les mondes.
Un second rêve lui confirme l’identité d’Uræus, « gardienne du seuil entre vie et mort ». Dès lors, la figure devient un guide protecteur, ouvrant une brèche vers une possible reconstruction. Encouragée par Hélène, Eva accepte d’explorer cette voie comme un nouveau sens à donner à sa vie.
La partie s’achève sur une décision : retourner à Paris pour rejoindre une association de victimes. La piste indiquée par Uræus amorce ainsi un chemin de guérison et de quête spirituelle.
La nouvelle tombe. Tu es sur la liste des victimes, tu fais partie des corps entiers, plus facilement identifiables. Et au-dedans de moi, je me fracture. (…) Je meurs sous l’impact des mots. (…) Dans cet océan de tristesse et d’incompréhension, une question revient en boucle : « Pourquoi je suis encore en vie … et pas toi ? »
Partie 2 : Lamia, l’amitié-miroir et l’appel du voyage
Cette partie raconte la mise en mouvement d’Eva. À Paris, lors d’une réunion de l’association de victimes Life for Paris, elle rencontre Lamia. Celle-ci est soigneuse animalière et passionnée de serpents. L’alchimie est immédiate : Lamia la comprend intimement et parle même d’« âmes jumelles ». Peu à peu, un lien se tisse entre elles, au-delà d’une amitié classique, avec une intensité qui intrigue profondément Eva.
Parallèlement, Uræus revient régulièrement dans ses rêves. Parfois, elle évoque Lamia (« elle est le passage »). D’autres fois, elle délivre des phrases énigmatiques (« Tu ne seras jamais prête si tu attends de l’être »). Dans le même temps, Lamia parle à Eva de l’ayahuasca . Il s’agit d’une plante hallucinogène utilisée dans les rituels chamaniques pour « voyager entre les mondes ».
De plus, Uræus confirme à Eva que l’ayahuasca est « la porte » à franchir pour retrouver Fred. Ainsi, les visions oniriques se mêlent aux préparatifs concrets. Iquitos, au Pérou, est désignée comme destination clé. Lamia prend l’initiative de contacter Alejandro, un chamane qu’elle connaît déjà. Finalement, le départ est fixé à juillet.
Mais cette partie met aussi en avant de nombreux doutes : la méfiance d’Hélène, l’inquiétude persistante de la mère d’Eva et l’ombre d’un secret qui semble entourer Lamia. Toutefois, Uræus, dans ses messages, encourage Eva à lui faire confiance et à ne pas reculer.
La section se termine sur un compte à rebours avant le départ. Eva est persuadée que cette aventure la mènera vers Fred. Elle se prépare donc à franchir une étape décisive de sa quête, à la fois humaine et spirituelle.
Lire aussi L’année du Serpent : préparer sa mue
Tu ne seras jamais prête si tu attends de l’être.
Partie 3 : l’Amazonie, les visions et la mue intérieure
Iquitos : le choc de la jungle, la chaleur moite et l’arrivée d’Alejandro, qui guide Eva dans la discipline stricte de la « dieta » — restrictions alimentaires et sensorielles — afin de préparer la cérémonie d’ayahuasca. Dès les premiers jours, les nuits sont peuplées de rêves puissants. Uræus lui montre un « voile » entre les mondes, derrière lequel Fred semble exister sur une autre fréquence.
Rapidement, la cérémonie d’ayahuasca devient centrale. Eva vit des visions de serpents cosmiques, la dissolution de l’ego et la mise à nu d’une culpabilité lancinante d’avoir survécu. Peu à peu, elle comprend que son attachement à Fred le fige plutôt que de le libérer. Dans ces visions, Lamia apparaît mi-femme mi-serpent, en guide lumineuse. Ainsi, Eva saisit que revoir Fred ne signifie pas revenir en arrière, mais accepter pleinement la métamorphose du lien.
Pourtant, au lendemain de cette expérience, un rêve en urgence survient : Uræus l’enjoint de rentrer immédiatement en France, « Lamia a besoin de toi ». Cependant, à son arrivée à Paris, Eva apprend la mort de Lamia, victime d’un cancer foudroyant. Ce nouvel événement est un choc supplémentaire : elle comprend qu’elle est revenue trop tard pour lui dire adieu.
C’est alors que Samir, le frère de Lamia, lui remet une lettre posthume, confession longue et intime. Eva y découvre que Lamia avait rencontré Fred avant l’attentat pour préparer une cérémonie secrète d’union chamanique. Elle y lit aussi que son amie avait promis de veiller sur elle, qu’elle avait volontairement orchestré leur rencontre par l’intermédiaire d’Uræus et qu’elle se savait condamnée depuis plusieurs mois. En conséquence, les gestes et paroles de Lamia, parfois opaques jusqu’ici, prennent tout leur sens : elle a été un passage, un guide entre les mondes.
Je me suis sentie toute petite, dans une réalité plus puissante qui me dépassait et dont je ne soupçonnais même pas l’existence.
Partie 4 : le retour, les révélations et les nouveaux liens
Cette partie explore l’après-Pérou. Eva retourne chez Lamia et récupère les médaillons aux serpents entrelacés. Peu après, elle rencontre Samir, le frère de Lamia, et ressent une attirance qu’elle perçoit d’abord comme une trahison. Cependant, elle l’envisage aussi comme un signe de renaissance. Uræus, dans ses rêves, légitime cette ouverture en affirmant : « L’amour n’efface pas l’amour ».
Progressivement, les apparitions du serpent deviennent plus rares, mais également plus lumineuses. Elles insistent sur une idée forte : incarner la paix acquise plutôt que de chercher à l’expliquer. Eva prend alors conscience d’un nouveau rôle : devenir un « pont entre les mondes » par sa manière d’être au quotidien.
Par ailleurs, elle expérimente la connexion spirituelle sans recourir aux plantes sacrées. Uræus l’avertit des dérives possibles, comme la dépendance, et lui rappelle que la vraie connexion réside déjà en elle. Dès lors, Eva comprend que l’essentiel est d’intégrer au quotidien les enseignements reçus : cultiver la présence, la lenteur et l’écoute intérieure.
Finalement, cette introspection l’ancre plus solidement. Elle n’est plus la victime figée dans le chagrin, mais une femme en pleine transformation, capable d’accueillir d’autres amours et projets, tout en gardant Fred vivant en elle.
L’amour n’efface pas l’amour. Il s’ajoute, il se transforme, il évolue.
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Partie 5 : de la survivante à la guérisseuse
Cette ultime partie marque l’aboutissement du parcours. De retour à sa vie professionnelle et familiale, Eva constate qu’elle porte en elle un calme profond. En effet, les expériences chamaniques et le travail de deuil ont lentement façonné cette sérénité.
Elle relit son journal et repère sa progression : d’une fixation douloureuse sur Fred, elle est passée à la découverte d’une dimension plus vaste de l’amour et de la vie. De temps à autre, les rêves reviennent, porteurs de messages d’Uræus et de Lamia, toujours centrés sur la transformation. Eva comprend alors que « la mort n’est pas une fin mais une mue ».
Ainsi, elle ne cherche plus à tout expliquer. La spiritualité s’exprime désormais dans des gestes simples, ancrés dans le quotidien. Peu à peu, elle se sent avoir franchi un seuil : elle n’est plus seulement celle qui reçoit de l’aide, mais devient à son tour un soutien et une guérisseuse.
Le lien avec Fred, enfin, s’est transformé. D’un manque douloureux, il est devenu une présence apaisante. Quant au serpent, compagnon discret, il n’a plus besoin de se manifester chaque nuit : sa force est désormais pleinement inscrite dans l’âme d’Eva.
La mort n’est pas une fin mais une mue.
À propos de Barbara Reibel
Ancienne cheffe de produits internationale dans l’industrie pharmaceutique, Barbara Reibel se tourne vers l’entrepreneuriat et fonde The Happiness Factory pour vivre en accord avec ses valeurs. Autrice de dix ouvrages, dont plusieurs titres autour des animaux totem, elle explore à travers ses livres les thèmes de la transformation, de la guérison et de la connexion au vivant. Coach certifiée RNCP, experte en psychologie positive et formée en coaching sylavtqiue, elle accompagne les entreprises sur le développement des soft skills, la communication impactante et l’intelligence collective.



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